mercredi 27 septembre 2017

Réponse à une interview de Claude Halmos concernant la campagne sur les violences verbales



Suite à la campagne des associations l’ « OVEO » et « StopVEO-Pour une enfance sans violences »  sur les violences verbales, certains médias ont demandé à Claude Halmos son opinion. Je suis parfois d’accord avec elle, mais certains propos m’ont vraiment agacé et c’est pourquoi, j’ai décidé d’écrire cet article en réponse à son interview dans "Libération.


Claude Halmos dit : « Les paroles blessantes, qu’elles visent le corps de l’enfant, ses attitudes ou ses réactions, sont, au même titre que les coups, des violences. Elles sont donc toujours pour lui très douloureuses. Mais elles ne peuvent être véritablement destructrices que si elles sont répétées, systématiques et surtout prononcées par un parent qui jouit, en toute connaissance de cause (même si bien sûr l’enfant est à mille lieues de le percevoir) de la souffrance et de l’humiliation qu’il lui inflige. La destruction, dans ce cas, tient au fait que l’enfant, qui aime l’adulte et lui fait confiance, croit vraie l’image de lui que cet adulte lui renvoie. Il s’identifie donc à cette image (il la fait sienne) et se construit dès lors avec la certitude qu’il est, comme le lui dit l’adulte, laid, maladroit, gros, bête, etc. Certitude qu’il peut, pour son malheur, garder sa vie entière. Bien des adultes en témoignent. »
« Les paroles destructrices, meurtrières, et qui sont le fait de parents maltraitants, ne doivent pas être confondues avec les mots blessants qu’un parent, par ailleurs fier de son enfant, aimant et respectueux, peut un jour sous le coup de la colère, être amené à lui dire. Et l’enfant, qui perçoit toujours ce qui, au-delà de ce qu’il énonce, anime l’adulte, ne s’y trompe jamais - d’autant que le parent peut, sa colère passée, lui demander de l’excuser pour ces accusations qu’il reconnaît injustes. L’enfant, dans ce cas, est bien sûr blessé par l’altercation mais, la sachant exceptionnelle, il n’est pas détruit. »

Là, je commence à tiquer quand elle dit qu’une violence dite une fois ne détruit pas l’enfant. Bien sur, ça ne va pas le détruire mais il va s’en souvenir quand même, surtout si l’adulte ne s’excuse pas.
Ma grand-mère a dit une fois à ma sœur en me regardant « prends allemand en seconde langue vivante, l’espagnol c’est pour les nuls » (vous comprenez que j’avais pris espagnol en seconde langue). Elle a beau l’avoir dit une fois et avoir ensuite dit que c’était une blague, ça m’a fait très mal pendant de longues années. Aujourd’hui, je m’en fiche car je sais que je ne suis pas bête mais ça n’a pas été le cas pendant très longtemps. Donc même dit une fois, une parole peut blesser.



Claude Halmos dit : « Cette campagne - le problème avait été le même pour celle sur la fessée - ne fait pas la différence entre les actes délibérés et répétés des parents maltraitants et les dérapages occasionnels des parents aimants. Elle ne peut donc que culpabiliser ces derniers. Sans pour autant faire avancer le combat contre la véritable maltraitance que cette confusion, de fait, banalise. »

Pourquoi est-ce si mal que les parents culpabilisent ?! Qu’est-ce que la culpabilité ? La culpabilité est une émotion et, comme toutes les émotions, elle est utile, elle a quelque chose à nous dire, à condition de l’accepter et de l’écouter. Quand on ressent de la culpabilité, c’est parce qu’on ne se sent pas « en phase » avec ce qu’on a dit, pensé ou fait. Comprenez bien que la culpabilité n’a donc rien à voir avec ce que les autres font ! On ne ressent pas de la culpabilité parce que certains parents pratiquent l’éducation bienveillante mais parce qu’on a eu recours aux VEO (violences éducatives ordinaires : violences physiques, verbales et psychologiques) et que ça ne nous convient pas ! 85% des parents ont recours aux VEO et souvent, ils culpabilisent après avoir crié, puni ou frappé leurs enfants. On peut culpabiliser de n’être pas aussi bienveillant avec ses enfants qu’on aimerait l’être, mais on ne culpabilise pas parce que d’autres parents pratiquent l’éducation bienveillante. Ca me semble important de remettre les choses à leur place et le raisonnement dans le bon sens.

Il est certain que la culpabilité peut être très toxique et très nocive quand elle n’est pas acceptée (comme toutes les émotions d’ailleurs) et qu'on s'enferme dedans pendant longtemps. Mais quand elle est acceptée et écoutée, elle est très utile. Car elle nous permet de nous remettre en question, de nous responsabiliser, de réparer, et de réfléchir à comment on pourra faire autrement la prochaine fois que la situation se représentera. Sans culpabilité, pas de responsabilisation, pas de remise en question, et pas de changement dans notre attitude. Donc, si on passe beaucoup de temps à s’énerver après nos enfants et qu’on ne culpabilise pas, dans 10 ans, on y est encore à s’énerver tous les jours pour les mêmes sujets ! Or, je pense que les parents qui ont recours aux VEO veulent vraiment sortir de ce cercle infernal et l’éducation non violente est justement la solution. Je pense très sincèrement que ça rendrait service à tous les parents du monde de savoir que dans l’éducation, il n’y a pas uniquement le choix entre la peste (les VEO) et le choléra (le laxisme) mais qu’il y a une 3ème possibilité qui est l’éducation non violente (ou bienveillante, positive, ou consciente et respectueuse… peu importe le nom qu’on lui donne).

On peut éduquer nos enfants en suivant nos valeurs. Il est important de le savoir. Parmi les valeurs qui sont importantes pour les parents, il y a le respect. C’est quelque chose qui revient souvent quand on parle de l’interdiction des VEO « mais les jeunes aujourd’hui, ils ne respectent plus rien ni personne ! ». Cette idée n’est pourtant pas récente :

« Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe; ils sont mal élevés, méprisent l’autorité, n’ont aucun respect pour leurs aînés, et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. »

Non, ce n’est pas une citation de Sarkozy ni de Le Pen mais de Socrate, entre 470 et 399 avant JC !

Pour en revenir au respect qui est si cher aux adultes, il ne faut pas le confondre avec la crainte. La crainte fonctionne à sens unique, c’est la soumission. Le respect, lui, fonctionne dans les 2 sens : les élèves et les professeurs, les enfants et les parents… Si on veut que nos enfants nous respectent,  il nous appartient de les respecter. Quand on les frappe, quand on les punit, on les violente, on les humilie, non seulement, on ne les respecte pas mais on leur apprend, au contraire, que dans la vie, ce sont les plus forts qui gagnent contre les plus faibles ! On est loin du respect qu’on veut voir chez les jeunes ! Si on veut que nos enfants changent, une remise en question de nos méthodes éducatives s’impose. N’oublions pas que les enfants apprennent en nous imitant. Pas besoin de culpabiliser pendant des heures, des jours, des semaines mais simplement de prendre conscience que nous sommes le modèle de nos enfants. Prendre conscience que nous exigeons souvent d’eux des comportements que nous n’avons pas.





Alors, je vous vois venir. Vous allez vous dire qu’il s’agit donc de pratiquer l’éducation bienveillante et bye-bye la culpabilité. Et bien non ! Car la bienveillance ne se met pas en place en claquant des doigts. Avant d’être bienveillant avec ses enfants, il faut d’abord l’être avec soi-même et là, ça peut être très compliqué et très long pour certains, en fonction de l'éducation que nous avons reçue. De plus, la bienveillance n’est pas un état que l’on atteint un jour mais plutôt un chemin. Je pense que même le Dalaï-Lama n’est pas bienveillant tout le temps avec tout le monde. Nous sommes des êtres humains et nous ne sommes pas parfaits. Même le parent le plus bienveillant du monde peut s’énerver après son enfant et déraper de temps en temps. Donc, oui, on culpabilise dans ces moments-là mais, comme on a aussi appris à être bienveillant avec nous-même, la culpabilité dure très peu de temps et on a vite le réflexe de s’excuser et de chercher comment on en est arrivé là et comment faire pour que ça ne se reproduise pas.



Quand vous ressentez de la culpabilité, il ne sert à rien de vous dire que vous êtes un mauvais parent, que vous êtes nul, que vous n’y arriverez jamais, que vos enfants n’ont vraiment pas eu de chance de tomber sur des parents comme vous…
Demandez-vous :
-         comment vous en êtes arrivé là (quels étaient vos besoins non satisfaits : fatigue, faim, maladie, stress au travail…),
-         comment vous pouvez satisfaire vos besoins : prenez du temps pour vous, ça peut être quelques minutes pour prendre un bain ou lire vos messages quand vous rentrez du travail, pas besoin que ça prenne des heures chaque jour
-         comment vous pourrez faire la prochaine fois : prendre un temps de pause le temps de vous calmer avant d’agir auprès de l’enfant…Voir la vidéo sur le fonctionnement du cerveau et  mon article sur comment garder son calme en toute circonstance ?
Et surtout, je ne le répèterai jamais assez, allez-y à votre rythme concernant la bienveillance. Nous n’en sommes pas tous au même endroit sur ce chemin, nous n’avons d’ailleurs pas tous la même ligne de départ. Il est plus facile d’installer la bienveillance chez soi quand on a été éduqué ainsi que quand on a connu les VEO ou la maltraitance.

Voici le lien d'un article de l'OVEO sur la culpabilité  qui partage mon point de vu.

Claude Halmos dit : "Les enfants, aujourd’hui, ne sont pas menacés par la violence verbale de leurs parents. Ils le sont d’une part par la «violence économique» - l’angoisse dans laquelle les difficultés économiques plongent ces parents (angoisse qui porte aussi bien sur leur situation actuelle que sur l’avenir de leurs enfants) -, et d’autre part menacés par le «désarroi éducatif» de leurs parents. Confrontés à des théories qui tendent à les persuader que leurs réactions spontanées sont dangereuses et qui leur interdisent, au nom d’une supposée «bienveillance», toute attitude qui pourrait sembler agressive, nombre d’entre eux, entravés et privés de légitimité, n’osent plus éduquer leurs enfants, et notamment leur mettre les limites dont ils ont besoin. Ils se sentent incompétents et obligés de devenir, de ce fait, les clients des marchands qui, chaque jour plus nombreux, leur promettent que les stages, méthodes, conférences et autres livres, toujours très onéreux, qu’ils leur vendent (sur le Web par exemple) vont faire d’eux les parents parfaits, c’est-à-dire parfaitement «bienveillants» qu’on leur enjoint d’être.
Un marché du désarroi parental s’est ainsi créé, sur lequel il faudrait s’interroger. Comme il faudrait s’interroger sur l’éducation elle-même et surtout son but, qui est d’aider l’enfant à devenir un adulte capable de vivre, épanoui et heureux, dans le monde. Le monde tel qu’il est, empreint d’une violence à laquelle il faut lui apprendre à résister. Transformer la famille en une bulle aseptisée, en un temple des «bons sentiments», est-il le meilleur moyen d’y parvenir ? On peut en douter. »

Alors là, je fais des bonds !!! Les enfants ne sont pas menacés par les violences verbales selon elle ! Ah bon ?! Pourtant, quand on parle des violences physiques comme les fessées, souvent les adultes disent que les fessées qu’ils ont reçues, ce n’est rien, ils ne s’en souviennent plus, ça ne les a pas traumatisé… Mais les mots ou phrases prononcés à leur encontre, là, ils s’en souviennent et reconnaissent que ça leur a fait mal pendant très longtemps et même aujourd’hui encore alors qu’ils sont adultes ! Donc, oui, les violences verbales sont bel et bien une menace pour le bien-être des enfants et des adultes qu’ils deviendront et il est important d’amener les adultes à réfléchir sur la façon qu’on a de parler aux enfants. Là encore, pas besoin de culpabiliser pendant des heures, une seconde suffit puis, se demander :
-         est-ce que je parle de la même façon quand la personne en face de moi est un adulte ou un enfant qui n’est pas le mien ?
-         si on me parlait comme ça, est-ce que ça me donnerait envie de coopérer ou de me rebeller ou de faire la sourde oreille ?
-         comment est-ce que j’aimerais qu’on me parle ?
-         comment je voudrais que mes enfants (me) parlent ? Car n’oublions pas que les enfants nous imitent !
 


Ensuite, Claude Halmos parle de la détresse des parents. Je suis entièrement d’accord. Cette détresse, je sais ce que c’est, je suis passée par là… quand j’étais dans les VEO ! Un beau jour (ou plutôt le jour où la goutte d’eau a fait déborder le vase une fois de trop), j’ai déballé mon sac sur un groupe facebook sur la parentalité et franchement, je ne remercierai jamais assez les personnes qui m’ont répondu. C’est grâce à eux que j’ai découvert Isabelle Filliozat, Thomas Gordon et l’éducation bienveillante et c’est grâce à eux et à l’éducation bienveillante que tout a changé dans ma vie !
Ce « marché du désarroi parental » existe parce qu’il y a de la demande ! Les parents, malgré qu’ils pratiquent les VEO, veulent sortir de là ! Ils veulent d’autres solutions plus efficaces que les punitions et les fessées ! Ils veulent arrêter de s’énerver après leurs enfants ! Mais ils ont aussi peur de tomber dans l’extrême inverse et d’être laxiste et de se retrouver avec des enfants-roi. C’est bien beau de dire que les parents ne doivent pas culpabiliser, mais ils font quoi alors pour que leur détresse cesse ?! Quelles solutions propose Claude Halmos à ces parents désemparés ?! Rien à part rester dans les VEO ! Einstein disait que la folie est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. Il appartient alors aux parents de changer leurs méthodes éducatives s’ils veulent voir du changement dans les comportements de leurs enfants.



Ensuite, il est bien normal que les VEO soient interdites ! C’est le cas de 53 pays dans le monde mais pas encore de la France, pourtant pays des Droits de l’Homme. Cherchez l'erreur. Est-ce qu’on va dire qu’il ne faut pas interdire les violences conjugales sous prétexte qu’il ne faut pas culpabiliser les hommes ?! Donc pourquoi ne devrait-on pas interdire aux parents de frapper leurs enfants sous prétexte qu’il ne faut surtout pas qu’ils culpabilisent ?! C’est complètement ridicule et dangereux comme raisonnement !
Pendant des générations, les parents se sont contentés de reproduire le schéma éducatif qu’ils ont connu pour élever leurs enfants, sans se demander si c’est vraiment ce qu’il y a de mieux pour les enfants, s’il n’y a pas d’autres façons de faire. Les progrès en médecine font qu’on a inventé les IRM fonctionnels qui permettent d’étudier le cerveau et notamment de voir les différences entre le cerveau des enfants et adultes éduqués dans les VEO et maltraitances et ceux éduqués dans la bienveillance. Aujourd’hui, on ne peut pas faire comme si de rien n’était sous prétexte qu’il ne faut pas culpabiliser les parents !!! On ne peut pas continuer à éduquer nos enfants dans les VEO quand on connait les conséquences sur le développement des enfants et sur leur cerveau !!! (voir mes articles sur les effets néfastes des VEO sur le corps et le cerveau des enfants et les effets des VEO sur notre santé et notre psychisme). Il y a un moment où il faut arrêter de faire l’autruche ! 
Avec des raisonnements comme ceux de Claude Halmos, continuons à maltraiter les enfants sans rien dire au nom de l'idée qu'il ne faut pas culpabiliser les parents alors !!!! Remarquez, Aldo Naouri, pédiatre malheureusement célèbre, s'est bien vanté il y a quelques jours à la télévision de ne pas avoir empêché des parents de tuer leur enfant au nom de cette sacro-sainte idée qu'il ne faut pas culpabiliser les parents ! Oui, vous avez bien lu ! En allant plus loin, si les nazis avaient connus le sentiment de culpabilité, des millions de juifs auraient échappé à la mort ! C'est pour dire à quel point il est dangereux de vouloir se débarrasser de la culpabilité !
Le propre de l’être humain est d’évoluer, il me semble, alors pourquoi ne devrait-on pas évoluer concernant l’éducation de nos enfants, surtout qu’on sait aujourd’hui qu’on peut faire autrement ?!



Ensuite, Claude Halmos parle du monde d’aujourd’hui qui est emprunt de violence. La faute à qui ?! A lire Claude Halmos, on a l’impression que la violence est une fatalité et qu’il faut donc élever nos enfants « à la dure » pour qu’ils s’y habituent ! Je ne suis pas du tout d’accord avec ce raisonnement ! En Suède où les VEO sont interdites depuis presque 40 ans, la délinquance est en baisse et les prisons ferment car elles se vident !!! Comme quoi, on peut lutter contre la violence et faire en sorte que ce monde devienne meilleur. Je ne dis pas qu’il deviendra le paradis et que tout le monde sera beau et tout le monde sera gentil mais on peut changer les choses pour que ça s’améliore.  


De plus, Claude Halmos connaît très mal l’éducation bienveillante car celle-ci ne consiste pas du tout à surprotéger les enfants et à leur faire croire qu’on vit dans un monde de bisounours mais consiste, entre autre, à leur apprendre à mieux écouter leurs émotions et celles des autres pour être plus empathique et mieux s’adapter aux personnes et aux situations. Nuance.

Enfin, les livres ou formations qu’on trouve sur internet concernant la parentalité bienveillante ne sont pas là pour vendre du rêve aux parents et leur faire croire qu’ils vont devenir parfaits mais pour accompagner les parents dans la parentalité, leur apprendre à mieux se connaître, à avoir un regard différent sur les enfants et sur leurs comportements et à être outillé pour mieux y répondre. Quel mal y a-t-il à vouloir changer et s’améliorer pour que tout le monde soit plus calme à la maison ?
Après, c’est vrai qu’il ne faut pas tomber dans le piège de lire 50 livres ou de faire 50 formations à ce sujet. Il y a un moment où il faut se dire qu’on est assez outillé pour mettre en pratique ce qu'on a appris et se lancer, il faut se faire confiance.
D’ailleurs, Claude Halmos aussi écrit des livres sur l’éducation, elle reçoit des gens en consultation car ils ont des problèmes dans leur vie d’adulte à cause de leur enfance… donc, quelque part, elle aussi profite de ce « marché du désarroi parental »…. même si les réponses qu’elle apporte sont parfois d’un autre temps et que les parents préfèrent se tourner vers d’autres solutions plus actuelles, en concordance avec les dernières découvertes sur le cerveau et les neurosciences.

Je vous remets le lien de la vidéo contre les violences verbales et j'en profite pour vous dire qu'il ne s'agit pas de comédiens mais d'adultes qui répètent la phrase qu'on leur a dit quand ils étaient petits et leur a fait mal.